AVIS 2018-10-09T17:39:52+00:00

Alors que j’avais découvert Polyvalence presque par hasard, j’ai décidé de faire une demande d’entretiens suivis, pour mettre à plat un problème d’identité, de schémas mentaux et de pratiques. J’y allais au feeling, et cette intuition a eu raison !
J’ai découvert une consult de sexo-thérapie unique en son genre, qui offre le cadre idéal à ce travail spécifique sur soi. Elle m’a permis d’assumer totalement mes pensées, mes ressentis et mes aspirations. Je me suis lancé spontanément dans ces sujets compliqués : le filet de protection est adapté pour plonger sans crainte dans les profondeurs de soi et en ressortir libéré.
Avec sa connaissance de la sexualité, et son professionnalisme, Tan a réalisé une catalyse ultra-rapide de mes fonctionnements et a initié des ouvertures salvatrices, tout en me laissant toujours libre d’énoncer mes propres termes et de choisir mes options.
C’était improbable, mais le résultat de la première séance a dépassé mes espérances : dans les heures qui ont suivies, la mutation que j’attendais depuis quelques années s’est mise en oeuvre – totalement naturellement, comme une évidence.
Bref, je pense que c’est une ressource puissante et hors-normes pour celles-et-ceux qui le sont aussi.

J’ai demandé l’aide de Tan en désespoir de cause parce que je souffre de soucis d’anxiété et de manque de confiance en moi depuis des années . Je suis séparée avec 2 enfants et j’ai récemment décidé de reprendre ma vie en main et d’en etre actrice principale plutôt que figurante . Bref j’étais un peu stressée au debut de raconter ma vie et surtout des trucs me paraissant complètement cons et irrationnels. Tan a su des le debut me rassurer sur ces points et j’ai sentie qu’elle comprenait ce que j essayais d’exprimer . J’ai d’ailleurs réussi du coup a discuter des répercutions de ces problèmes sur ma vie sexuelle alors que c’était clairement pas prévu . Je sais bien que tout ca ne va pas se régler en 2 jours mais le fait d’avoir une personne en face qui comprends ce que tu essayes de dire, qu’elle t accompagne dans tes interrogations, c’est deja un pas énorme dans la bonne direction.
Elle m’a motivé dans ma recherche et je suis plus que déterminée a continuer dans cette direction. Bref tout ca pour dire Tan you rock !!!!

Ma rencontre avec Tan et son association Polyvalence m’a apporté un bien fou. J’ai commencé à illustrer pour elle en 2013 et j’ai également témoigné. Je me suis toujours sentie en confiance avec elle, que ce soit pour collaborer ou discuter. Elle n’a jamais émis de jugement à mon encontre. D’aucun pourrait penser qu’elle ne parait pas chaleureuse au premier abord. C’est faux. Je crois même que c’est l’une des personnes les plus chaleureuses que je connaisse pour sa bienveillance et son écoute à l’égard d’autrui. Polyvalence m’a permis d’exprimer des choses et d’en d’en découvrir. Tan a cette manière d’aborder la sexualité sous tous les angles simplement et sans fard. Je ne peux que souhaiter une longue vie à elle et son travail.

Je connais Tan depuis environ un an. Je la sollicite de façon plus ou moins régulière pour des entretiens via Skype au cours desquels je dépose des problématiques très intimes touchant au corps à la sexualité et aussi à l’addiction et consommation de produits parmi lesquels cannabis et cocaïne.

Prendre la parole n’est pas facile.

Le regard, l’écoute de l’autre et le dialogue ici ont besoin d’infinies précautions et de bienveillante sécurité quand bien même un soutien franc et ferme, il me faut à moi une personne de grande ouverture mais aussi d’honnêteté affirmée.

Quelqu’un de conscient et en prise avec le réel, quelqu’un qui sait… parce que concerné et impliqué directement mais aussi en position de recul. Quelqu’un avec du vécu et un recul donc, suffisant pour amener l’autre à se raconter sans préjugés, sans projections, sans effets de styles et surtout sans honte !

La honte lorsqu’on vit avec, intégrée par des paramètres extérieurs d’éducation notamment et aussi par un ressenti à vif d’expériences traumatiques (ici et dans mon cas, je compte sur Tan pour entendre ma parole comme un tout une globalité où les liens se tissent d’une addiction à l’autre, d’un trauma ajouté à un autre, d’un vécu associé à un mental et une construction sur 34 ans de vie).

Évaluée tantôt toxicomane, tantôt bipolaire, tantôt hypersensible ou tout à la fois, je suis une personne foncièrement trop pleine et trop vide en même temps.
Pleine de vie, de tempérament, d’intelligence, j’ose le dire.
Et mon vide existentiel a malheureusement rencontré le viol, les amours destructrices… La violence, la drogue aussi.

Et je suis une mère. Maintenant.

Compliqué de se décrire sans tomber dans des poncifs
Tous pareils et tous différents ?

J’ai envie de m’en sortir.
J’ai envie de me débarrasser de ma peau de chagrin.
Je suis une personne profondément traumatisée.
Poly… quelque chose.

Je réalise que poly est une partie de l’intitulé choisi par Tan elle-même pour son asso et je réalise idem que cela me parle. Énormément ! Mes problématiques, je les retrouve quasi toutes dans le travail que fait Tan.

Je suis amenée à vouloir participer aux ateliers addictions et sexualité. La sexualité c’est le cœur de ma part vivante et maltraitée aussi. L’addiction c’est une boulimie de vivant qui se cogne aux limites.

J’espère trouver une forme de pardon à moi-même et une manière de déposer ce qui est si lourd.
Si honteux donc.
Si puissant.
Et me réconcilier avec cette part violente en moi.
Qui subit, qui s’enfonce, qui se fuit elle-même en fait.

Peut être par la parole et le témoignage. Peut être aussi et très certainement en partageant avec pudeur et dans l’intimité des souffrances que le silence enferme et ronge.

Je peux honnêtement dire que ça ne s’est jamais aussi bien passé pour moi dans mes rapports, je crois que ça vient pour une bonne part du fait qu´en prenant les devants avec la consultation, je me suis traitée comme actrice de ces rapports, capable de faire des choix vis-à-vis de moi-même et des offres vis-à-vis de l’autre. Je me sens aussi libérée d’obligations. En tant que femme queer, pas toujours en excellente santé mentale, je n’aurais JAMAIS eu recours à une consultation de sexothérapie sans ton offre dans le cadre holistique, a-normatif et militant qui est celui de Polyvalence.

J’ai contacté Tan alors que je me trouvais face à une situation sans doute pas inédite (en tout cas, pas pour elle !) mais plutôt originale, et pour laquelle sa combinaison unique d’expertises tombait à pic. En effet, j’avais décidé d’offrir à mon amoureuse une soirée de jeux BDSM scénarisés, mais je me trouvais un peu désemparée pour insuffler une narration dans la domination, et pour mettre au clair le déroulé de la soirée. J’avais besoin d’une interlocutrice de confiance (confidentialité de l’entretien, non jugement des pratiques ou propos) avec des connaissances solides et pratiques du BDSM et pour couronner le tout suffisamment d’imagination pour lancer ma propre créativité. Nous avons passé une heure à discuter par webcam interposées, et à la fin j’avais noirci plusieurs pages avec les idées qu’elle m’avait soufflées ou qui m’étaient arrivées et j’ai maintenant hâte de réaliser le scénario que j’ai écrit grâce à son aide !

J’ai fait ma première consultation avec Tan lorsque j’ai traversé une situation de crise dans mon couple. Elle a été très reactive et présente. Son analyse, ses questions, et proposition sont pertinentes. Je me suis sentie a l’aise pour raconter tout ce qui me passait par la tete.
Elle ne juge pas, jamais. Tan dédramatise la sexotherapie, et la rend plus humaine. J’avais peur de me sentir idiote et de ne pas comment dire certaines choses, mais elle a rendu la consultation naturelle et sympathique.

Tan et son dispositif d’écoute sa souplesse et sa neutralité amicale et chaleureuse, a inventé pour moi un mode de dialogue très bienfaisant.
sur des thématiques pour moi impossible à aborder ou formuler jusqu’ici autrement, la sexualité.
Parler ainsi et librement dans un cadre néanmoins posé, et un fil conducteur (mon vécu de femme) m’a ouvert un champ de réflexion construit et cohérent
Je ne sais pas les raisons de cette impulsion à contacter Tan, mais je sais qu’elles prennent sens maintenant
Ces entretiens révèlent au mieux
Un travail personnel de longue haleine en amont
Une meilleure autonomie d’analyse et une meilleure compréhension de mon fonctionnement sexuel vécu douloureusement à des étapes clés de ma vie.
Notamment:
Grossesse
Violences plus anciennes
Contexte social et familial …. troubles psy avérés
Les entretiens avec Tan Polyvalence sont un beau prolongement différent et inspirant de chemin vers un mieux être complet
D’acceptation d’une sexualité (mal) vécue souvent comme hors normes, et de prise en main, de celle ci en douceur, tout simplement.
En rangeant certaines problématiques souffrantes dans des tiroirs pour ouvrir des pages plus conscientes plus apaisées.

J’ai rencontré Tan lors d’un Week End sexologie dans un bar queer de Paris, la Mutinerie. Elle y faisait des entretiens (consultations ?).

Je me suis senti en confiance. Très rapidement j’ai abordé l’agression sexuelle dont j’avais été victime adolescent dans le métro parisien. J’avais suivi des psychothérapies (3) sans trop de succès au cours des dernières décennies.

Tan préparait le lancement de Polyvalence. Avant d’être l’association que nous connaissons, le projet était d’éditer un fanzine de témoignages sur les violences sexistes. Elle m’a proposé d’écrire mon récit et d’être dans le premier numéro (il n’y avait pas d’autre témoignage d’homme).

Rentré chez moi je jetais aussitôt quelques lignes sur le papier et les expédiais. Trois thérapies, des dizaines de séances à chaque fois et personne n’avait eu cette idée.

Mon récit figurait à la parution. Je me souviens d’une soirée de présentation où des textes étaient lu. J’étais incapable de lire le mien. Une femme s’en chargea. D’écouter ce récit, hors de moi, mais moi quand même me troubla au plus haut point. Cette impression d’être au centre de l’œil du cyclone et en même temps d’en être détaché, extérieur. Pour la première fois je voyais cela se dérouler sous mes yeux, comme hors de mon corps. Et je me suis pris de compassion pour ce Bertrand dont on racontait l’agression. De compassion.

Oui, je n’avais jamais en près de quarante ans éprouvé la moindre compassion pour Bertrand, pour moi. Le dégoût, la colère, la culpabilité, le mépris dominaient jusqu’alors. J’étais une victime et une combattante en même temps. (c’est ce qui m’a tout de suite plus dans Polyvalence, les récits se rejoignaient là-dessus, victimes oui mais débout, pas de discours victimaires, de la colère et l’action).

Pendant 40 ans, je ne pouvais pas prendre le métro sans me sentir mal, allant jusqu’à tomber dans les pommes. Pas la peur d’agressé de nouveau. Contrairement aux femmes victimes, je savais que la probabilité de revivre ça était très faible. Et dans le quotidien je n’avais rien, pas de regards, de réflexions, d’insultes, de gestes, de harcèlement qui pouvaient me renvoyer à mon statut de « proie ». Mais prendre le métro me faisait indéfiniment revivre ce moment, que je voyais surtout et d’abord comme un moment de lâcheté, de renoncement. Bien sûr j’étais parfois obligé d’y passer, retard, déplacement en commun, etc.

Quelques jours après la parution et la lecture de mon texte, j’étais en retard et obligé de prendre le métro. J’arrivai sans encombre à mon rendez-vous et sans malaise, pas de séquelles du transport, pas de vertiges, de nausée. Le lendemain, sans raison, sans obligation, je décidais de faire quelques stations, pour voir. Et, ô (divine) surprise, rien, nada ! J’étais débarrassé de ce poids. Tan m’avait offert la clef pour sortir du tunnel.

Je suis depuis un bien modeste compagnon de route de l’aventure Polyvalence et dans la mesure de mes disponibilités de temps et/ou de moyens j’essaie de contribuer au développement de Polyvalence et de ses projets.